Complexité et co-émergence éléments-forme
| Jean-Claude SALLABERY Université F. Rabelais, Tours/France |
| Deux tentatives de définition de la notion de complexité
sont repérables. La première lie la complexité à l'imprévisibilité,
la seconde à la co-émergence éléments-forme. La notion d’émergence d’un état global du système peut être reprise avec profit pour interpréter le troisième moment du schéma de l’institution, celui de la Singularité. Il s’agit là de la rencontre d’un aspect de la théorie des systèmes autonomes et de la théorie de l’institution. L’hypothèse de la co-émergence éléments-forme (Barel-Castoriadis), en fait, “ fonctionne à l’institution ” : les sujets instituent une forme et sont institués par elle en retour. Que l’on utilise l’exemple de la démocratie athénienne, celui de la ville médiévale ou que l’on applique l’idée à celui de la république française, la réciprocité est claire. Dès lors la co-émergence éléments-forme devient inséparable de la théorie de l’institution. L’articulation de l’individuel et du collectif est modélisée par deux grandes théories : la théorie de l’institution et la théorie des systèmes La rencontre des deux théories ci-dessus n’est donc pas étonnante. Leur articulation l’est davantage, n’étant pas donnée à l’avance, même si leur complémentarité peut être postulée, par principe, à partir du choix de la multiréférentialité. Elle advient sur fond d’un positionnement en faveur d’un constructivisme individuel et collectif. La prise en compte de la position phénoménologique amène alors à compléter la co-émergence éléments-forme par la co-émergence sujet-monde. |
| * Congrés Inter-Latin pour la Pensée Complexe |